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Pendant ce temps-là…

4 mai 2012
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Vous vous êtes jamais demandés ce que faisait le prince charmant pendant que vous l'attendiez ?

L'autre jour, je me suis refais le Blanche-Neige de Disney, qui a bercé mon enfance. Et ça m'a frappé. Après que la princesse en bave pour obtenir son CDI d'agent d'entretien chez les 7 nains et qu'elle nous démontre qu'elle n'est pas douée pour manger 5 fruits et légumes par jour, le prince charmant se ramène comme une fleur, et nous l'emballe en 15 secondes chrono. Soit. Il est plutôt pas mal, a une bonne situation financière et un bon placement dans l'échelle sociale. Là-dessus, je n'ai rien à redire. Et la Blanche-Neige, elle a bien géré son affaire, le coup de "je suis dans le coma, mais maquillée comme un camion volé, je suis fragile et vulnérable et maintenant embrasse moi" est assez efficace.

Mais il a fait quoi pendant tout le film le prince charmant ?

Souvent, il est toujours accompagné d'un valeureux compagnon, bien moins gâté niveau attributs que lui, une sorte de faire-valoir. ça va du valet bossu, au conseiller un peu plus âgé ennuyeux ou alors complètement abruti. Oui, les princes charmants ne traînent pas ensemble façon équipe de rugby qui se savonnent le dos après un match. Mais ça vous le savez déjà. On a tous un/une ami/amie qui a ferré un prince charmant avec tout le packaging de qualités idéales. Et systématiquement, il est fils unique et ses amis sont loin d'être du même tonneau. Le seul cas que l'on a pu observer qui va à l'encontre de cet observation, ce sont les frères Franco.

Le prince charmant n'a donc pas vraiment de potes. A part peut-être son fidèle destrier blanc sur lequel on s'attend tous à le trouver. En fait, le prince passe le plus clair de son temps avec son cheval, probablement à lui lustrer la crinière pendant que la princesse s'en prend plein les couettes pendant 1h25 de film. En même temps, je vois pas ce qu'il pourrait faire d'autres que lui passer le gant de crin...

Hum bon, heu, passons, passons

Mais il est facile de se dire que le prince charmant n'est pas tout seul pour autant. Charmant oblige, il attire la convoitise, et pas que des princesses. Il fait ses experiences avant de trouver la bonne personne. Ben oui, quand vous rencontrez le prince, que vous l'épousez, vous attendez quand même qu'à la nuit de noce il sache... se servir de son épée. Auquel cas, vous vous diriez "Tout ça pour ça ?! Mais j'ai été con/conne d'avoir attendu tout ce temps ! J'aurai dû partir avec le plombier !". Et où le prince va-t-il puiser son expérience, je vous le donne en mille : les cougars !

C'est une histoire vieille comme le monde que celle de la femme sûre d'elle et expérimentée qui apprend au jeune homme à manier le bâton, Dalida ne s'y était pas trompée. Et ce n'est pas parce qu'on est un prince que çela ne peut pas arriver. Les disneys nous illustrent tout ça d'ailleurs.

- 1990. Souvenons-nous d'Ursula, dans La Petite Sirène, qui n'hésite pas à se faire lifter complètement pour aller draguer le prince, allant jusqu'à la grande allée blanche. Bon manque de peau, elle a dû utiliser un de ces produits lifting express que l'on trouve sur les chaînes de téléshopping, au prix incroyable de 99,99$. Et on se souvient du résultat. Elle pète trois coutures, ruine les 5 couches de maquillage qui dissimulait son teint de prune moisie, et fout en l'air sa robe Gucciote avec sa silhouette de poulpe mazouté.

- 1959. Souvenons-nous de Malefique, dans la Belle au Bois Dormant, qui emmène le prince dans son donjon... Le bonnet à corne, la tenue en cuir, les liens, un donjon, le baillon... ça ne vous dit rien ? mouais, c'est un peu gros si on voulait nous faire croire que c'était juste pour le tenir à l'écart. Sacré Maléfique !

Tu m'étonnes que les royaux parents lui mettent la pression pour se trouver une princesse bien sous tout rapport en organisant régulièrement du bal en veux-tu en voilà ! Une sorte de soirée speed-dating, où lui assis sur un trône hoche ou non de la tête sur les demoiselles qui défilent devant lui. Sexiste vous avez-dit ? Pas plus que les émissions de téléréalité du moment ! Et il trouve quand même le moyen de se caser avec la seule nana qui ne sait pas marcher en talons !

Je dois avouer que ces goûts en matière de tissu relationnel sont assez inquiétants. Le prince a l'air quand même de quelqu'un d'assez seul, un peu isolé par son statut d'icône.

Et si le prince passait tout son temps chez un psy plutôt qu'à ses cours de Science Po ?

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It’s NOT time

6 mars 2012
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5 mois sans rien poster. Me revoilà.

Jérémy est heureux, vraiment heureux depuis qu'il a rencontré Arnaud, et le nombre record de mamours, de bisous dans le cou qu'ils se sont fait au dernier apéro en est le flagrant symptôme. Rémi est de retour sur Lyon après 2 ans d'absence, m'a annoncé qu'il s'était pacsé et envisageait de prochainement acheter un appart pour leur duo. Pendant ce temps, Gary file le parfait amour avec John, son anglais dont il ne cesse de me vanter les exploits sexuels malgré le fait que je me bouche les oreilles et me mettes à chanter des génériques de disney dès que j'entends un chiffre suivi du mot "centimètres". On pourrait aussi citer Yoann qui, après un été sulfureux, a trouvé chaussure à son pied en la personne de Benoît, une sorte de petite chose adorable qui ferait passer les chatons aux yeux éplorés pour des gargouilles abîmés. Et moi ? Et bien moi, je ... je me retiens de ramasser des cailloux pour les jeter à la tronche de tous ces petits couples heureux de façons écoeurantes sur les couplets des histoires d'a des rita mitsouko.

Bon, j'exagère un peu, je suis content pour eux... sauf pour Rémi... il m'a dit d'un ton condescendant : "mais tu finira par trouver Quentin, bon peut-être pas sur Lyon parce que les mecs bien et fidèles sur Lyon c'est rare, très rare"... je vais peut-être piquer un bout de parpaing dans le chantier d'à côté tiens !

Je suis un indécrottable romantique qui croit encore aux princes charmants (nan rien n'y fais, je me fais toujours avoir par cette bonne vieille arnaque, ma vie est probablement foutue depuis que j'ai vu mon premier Disney quand j'étais gosse). Alors quand je vois ces couples, et quand ils ne me tapent pas sur le système, ça me donne envie d'avoir la même chose. Et comme j'ai une imagination débordante, il me faut à priori 1 minutes chrono en main pour m'imaginer une vie amoureuse florissante et romanesque digne d'un bouquin de Barbara Cartland.
Rien que cette semaine, j'ai été marié à un acteur américain à succès avec qui j'ai partagé une vie de luxe et de débauche à hollywood, avant que ce dernier ne trouve la mort dans un accident de voiture, me laissant inconsolable jusqu'à l'arrivée d'un père célibataire au regard d'acier auprès de qui j'érigerai une famille de bambins adorables sur le modèle américain. Je vous rappelle qu'on est que mardi. Oui, j'ai de l'imagination.

Des rêves comme ça, on en trouve clef en main sur Youtube désormais. A la St Valentin, on a eu droit à une vidéo italienne pro mariage gay, limite un peu trop gnangnan. Mais celle qui a décroché le pompon, c'est quand même la version Australienne "It's Time" qui a faillit me tirer une petite larmichette au coin de l'oeil. Pour rappel :

video it's time

Bon,c'est bien joli de nous vendre du rêve comme ça, mais il faut pas nous prendre non plus pour des bonnes poires. Nan parce que c'est bien joli de nous broder une histoire de vie à deux sous le soleil, mais dans la réalité, ça serait mort dès le début.
Vous ne me croyez pas ? Démonstration : Reprenons le début de la vidéo de It's Time !

Je me dévoue donc dans le rôle du gars qui lit un livre sur un bâteau et qui se fait aborder par un pseudo-mannequin pour dentifrice. Nous sommes sur les côtes australiennes, un beau soleil trône dans ce beau ciel d'été. Lui, s'approche et dit :

Si je suis la vidéo le fil de la vidéo, en principe là je devrais déjà être tout retourné par cette rencontre, et lui aurait succombé à mon charme animal à la première oeillade (je tiens à préciser que ce dernier point est totalement plausible ndla). Sauf que :

Hé ho les enfants, on est en Australie en plein été sur un bâteau ! C'est normal qu'il y ait des touristes ! Le gars il se ramène en pensant que d'office je suis bilingue, alors que le bouquin que je lis est très probablement "L'anglais australien facile pour les très nuls".

Là, vous allez me dire qu'aujourd'hui, on a tous un niveau minimum d'anglais à notre âge, à force de regarder des séries US en VO malgré la fermeture de megaupload. Soit. Admettons que mon anglais soit assez structuré pour que je comprenne sans trop de problèmes ce qu'il me dit. Bon. Mais je sais pas pour vous, mais moi, quand un inconnu, aussi beau soit-il, m'aborde comme ça, c'est souvent pour une raison très simple...

Et quand c'est pas pour taxer des clopes, c'est pour me demander le chemin pour aller à Daches-les-Moules, rue de la bonne poire ou que sais-je encore. Comme si j'avais une tête à m’appeler Mappy. Vous me direz, on est sur un bâteau, ça serait con de demander son chemin.

Encore une fois, admettons qu'il soit intéressé par ma voluptueuse personne dont il aura deviné l'évident charisme pendant que je bouquinais innocemment. Vous avez vu la tête de ce gars :

Je sais pas pour vous, mais moi depuis l'épisode Monsieur Boîte-de-Pépitos-vide, que vous pouvez lire ou relire sur ce blog, j'ai tendance à me méfier des gars au physique conjugué au plus-que-parfait de l'indicatif. Grosso modo, au vue de son physique, il doit être con comme un balai, voire pire, imbu de lui-même façon Michael Vendetta.
Si ce n'est pas le cas, ça doit être le genre de gars qui enchaîne les relations sans lendemain.
Et si ça n'est toujours pas le cas, il ne doit pas être célibataire : un gars beau à l'intérieur ou à l'extérieur, ça s'arrache comme une petite robe noire en période de soldes.
Et si (oui, encore un "si") il est effectivement célibataire, le bon sens nous oblige à nous poser la question "Où est le piège ?".

Je suis cynique. Vous avez raison. Admettons une nouvelle fois que tout se passe bien, que ça soit LE garçon génial et que moi je ne sois pas névrosé au dernier degré. Nous sommes donc sur un bâteau, et il me conte fleurette :

Ah ben oui, le mal de mer, ça n'a rien de romantique ! Et je digère pas bien le kangourou qui plus est.

Aujourd'hui ce genre de vidéos ne me fait plus rêver.

L'autre soir, dans une reportage sur la mode, une styliste parlait du fait de toujours garder les yeux ouverts, car l'inspiration était partout. Chaque chose que l'on voyait pouvait être la source d'une idée. Cette pensée fait son chemin dans ma tête. Et finalement, les rêves d'une vie à deux avec mon acteur américain, c'est juste pour m'amuser. Les plus beaux rêves me viennent de Jérémy, Gary, Arnaud, Yoann et les autres, des personnes ancrées dans la réalité. Ils n'ont pas rencontrés leur moitié à la lumière d'un soleil d'or à l'autre bout de la planète sur les chemins du hasard. Et pourtant ça m'inspire. Et quoi de plus magique que de rêver avec quelque chose qui est vrai ?

De toute façon, on sait tous comment ça finit les histoires d'amour sur un bâteau :

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Un ami qui vous veut du bien

3 octobre 2011
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On a tous, enfin j'espère pour vous, un ami formidable qui est là pour vous. Un avec qui passer des soirées sans thème ni dress-code, juste à papoter, à qui balancer les derniers potins. Un avec qui passer des soirées devant des dvd que l'on connaît par coeur au point de faire le doublage de chaque dialogue. un qui vous ramasse à la petite cuillère après une énième deception amoureuse et qui vous emmène boire des cosmopolitains au bar à tapas du coin (oui, on boit des cosmos, comme dans Sex & the City ! Mais vous avez cru que l'on regardait quoi comme dvd ??!). Bref un ami, un vrai, un pur, un dur. Ben moi, j'en ai plusieurs comme ça (oui, je me la pète, vu que je peux pas vraiment me la péter sur autre chose d'un point de vue relationnel).

Mais concentrons-nous sur un ami en particulier. Appelons-le Luke, en hommage à monsieur Skywalker, parce que j'ai pas envie de me relancer dans des métaphores avec Némo comme dans mon post précédent.

Bon alors, non seulement Luke a la même résistance à l'alcool que moi (ça me fait penser, j'ai encore 6 cadavres de côtes de Bergerac à descendre à la poubelle verre), mais en plus il est généreux, mignon, m'a vu dans les pires moments (= au saut du lit avec le cheveux hirsutes au naturel) et est encore là, et homo. Franchement, que demander de plus ?

Peut-être bien que Luke Skywalker est l'homme de ma vie ? Telle fut ma première théorie. S'ensuivit, une longue nuit dont je vous passerais les détails, pour en arriver à la conclusion que : non ! Ben non, ça ne collait pas avec Luke, ça faisait juste bizarre, un peu comme si j'étais Anakin Skywalker. Avouez que se taper son fiston, c'est un peu glauque non ?! Mais il paraît que l'inceste reviendra à la mode en 2012. Mais bref. Malgré cette désastreuse nuit, Luke et moi restions comme cul et chemise (sans aucun sous-entendu ! Non mais et puis ça veut dire quoi cette expression aussi ?!).

Un soir, lors d'une soirée, je rencontrais une sombre et bel inconnu. Ancien nageur. Ingénieur de son état. Connaissance impeccable des derniers sketchs de Florence Foresti. Appellons-le Ian Solo. Et moi beaucoup aimer Ian Solo ! Plusieurs soirées passées ensemble ne me donnait qu'une envie, m'envoler avec lui à bord du Faucon Millenium. Et j’espérais concrétiser le soir de sa crémaillère. Luke m'accompagna ce soir-là, je tenais à avoir son ressenti. Je ne lui avais rien dit sur Ian, pas même qu'il m'attirait, histoire de ne pas l'influencer. Je comptais aussi me mêler à ces amis, histoire d'avoir d'autres points de vue.

Entre deux coupettes de rosé, je commençais à danser un slow avec Chewbacca, ami d'enfance de Ian dont il était resté très proche. Et force fut de constater qu'il était très perspicace, car à force de m'entendre poser des questions sur son pote, il comprit que j'étais intéressé. Bon, et puis du coup, il est vrai que là, j'ai rougis comme une pivoine, avant de balbutier de façon absolument adorable que oui je trouvais Ian Solo super mignon, super ceci, super cela, et que je comptais bien tenter une approche emprunt de romantisme à la prochaine danse. Ce à quoi Chewbie me répliqua : "ça, ça m'étonnerait !"

Je me retournais et horreur ! Luke Skywalker roulait de gros patins à Ian Solo ! Nan mais c'est quoi ce délire ho !?

Bon, je passe sur les passages "je me sens très con, Chewbamachin me regarde pas comme ça !" et "trouve une excuse bidon pour quitter la soirée afin de rentrer chez soi avec les musiques les plus déprimantes possibles de mon ipod histoire de chialer un bon coup", et j'avance. Deux jours plus tard, Luke est encore sur son petit nuage, me narre cette nuit fantastique avec Ian Solo, il a le sourire au lèvres, ça fait plaisir. Et moi, je ferme ma gueule, je montre que je suis heureux pour lui. Parce que je suis un super ami qui est super content quand le super gars que j'avais repéré m'est super passé sous le nez parce qu'il m'a super pas remarqué, Hi hi hi (rires de façade). Nan mais c'est moi qui aurait dû faire un tour dans le Faucon Millenium tout pourri ?! C'est ça le problème quand on a des amis géniaux, il y a un gros risques qu'ils vous éclipsent. Et je n'arrivais pas à en vouloir à Luke de toute manière.

J'ai donc pris sur moi et j'ai ravalé ma déception, et par la suite Ian Solo est devenu un très bon pote. Et même un ami. Un vrai. Peu à peu, son Faucon Millenium ne m'interessa plus. Et même quand Luke et Ian arrivèrent à la fin de leur courte idylle (ben oui, Ian il sait pas se servir d'un sabre laser, ils n'avaient pas d'avenir tsss), ben ça ne me fit ni chaud, ni froid du moment qu'ils restaient en bons termes et que cela m'épargnait des problèmes logistique post rupture.

Au cours une soirée associative estampillée homo à laquelle Ian Solo m'avait convié (ah là, je peux te garantir que les sabres lasers était en majorité tous roses fluos chez les jedis). Ian brillait de tous ses charmes auprès des membres les plus éminents de l'association, qui n'avaient d'yeux que pour lui. Tandis que moi, je papotais avec un garçon qui se détachait un peu du lot, un peu en retrait. Mignon, vulnérable mais avec du caractère, paumé mais craquant. J'appris qu'il avait fait un tour de Faucon Millenium il y a longtemps avec Ian Solo, mais juste un, et que ça n'avait pas collé. On discuta un bon moment. A mesure que l'on parlait, je sentais le feu me monter aux joues, il me faisait de l'effet ce petit R2D2. Et je me sentais bien en sa compagnie. Cela faisait depuis l'époque où j'en pinçais pour Ian que je n'avais pas eu ces petits gazouillis dans le ventre.

La soirée devait se poursuivre dans la boîte du coin, et afin de ne pas arriver par groupe de 20, Ian Solo, R2D2 et moi partîmes devant. Et bien que la boîte n'avait absolument rien de très romantique, je calculais déjà dans ma tête mon approche vers R2D2 sur la piste de danse pour jouer un peu avec ces boutons de contrôle. Mais pour l'heure, il y avait plus important. A peine entré, je me faufilais jusqu'au bar pour me prendre une collation afin d'aider à oublier le sordide du décor. A peine ma bière à la main, je faisais face à la piste de danse, et la première chose que je vis :

Ian Solo avait plaqué R2D2 contre un mur sur le dancefloor et lui agitait les circuits !!! (il lui roulait des patins monumentaux quoi !).

Non mais oh zut quoi ! (Oui, j'étais si choqué que même mes interjections dans ma tête étaient nulles !)

Et moi, je me retrouvais à me débatte avec un Jabba the Hut d'une cinquantaine d'années bourré au dernier degré qui commençait à me palper le fessier avec ces mains gluantes sentant le Jet27 (je vous ai précisé que je déteste le Jet27 ? J'ai un gros traumatisme avec la saveur menthe depuis un séjour au Cap d'Agde). Je passe sur les passages "je me sens très con, Jabba retire ta tentacule !".

Il n'y avait plus qu'une seule chose à faire à ce stade. Et ceci concluera cette histoire, comme une morale :

Appellez-moi Dark Vador ! Et je vais tout faire péter avec l'Etoile Noire !

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Dancing with the stars

6 septembre 2011
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Entendez-vous le son envoûtant des vagues se brisant sur le sable ? Sentez-vous le soleil de plomb carboniser votre peau avec un masochisme non dissimulé ? Certains d'entre nous sont déjà revenus de ces sensations bien agréables, d'autres au contraire viennent juste de partir et sont à l'aube de ces aventures. Le tableau pourrait être idyllique si certains écueils ne se glissaient dans le paysage de nos vacances. Les coups de soleil ? Un bon stock de crème solaire indice maximal renouvelé toute les heures aident déjà bien. Les coquillages qui vous coupent sous les pieds ? Faites attention là où vous marchez. Les requins ? On pense souvent à eux, mais non, il y a bien pire prédateur à votre bien être. J'ai nommé... les étoiles de mer (Brrr, j'en claque des dent d'effroi rien que d'y penser)

Lyon. 14h. 37°C dans mon appart sous les toits. Ventilateur en mode III braqué sur moi.

Comme je l'avais déjà annoncé dans mon dernier post (qui remonte à... à... ah ouais quand même), et comme je viens de vous le rappeler dans cette intro estivale, je vais donc vous parler des étoiles de mer. Je vous aurais bien parlé des amours de vacances, mais bon, étant donné que j'ai eu la bonne idée de prendre mes vacances fin juillet où j'ai écopé à 75% de jours de pluie, je me suis dit que le côté David et Jonathan, ça sera pour l'année prochaine.

Lyon. 14h20. 37°C dans mon appart sous les toits. Comment ça y'a pas de mode force IV sur ce ventilo ?

Durant nos aventures dans les milieux marins de l'amour, il nous est souvent donné de rencontrer différentes formes de vie, différents spécimens dont les réputations sont bien établis.

Il y a les piranhas, prédateurs, qui te bouffent tout cru.

L'anémone de mer qui te ventouse.

Le requin qui chasse à tout va.

Bref, la liste est longue, vous le savez. Alors quand je vous dis étoile de mer, ça crève pas les yeux à priori qu'il faut se méfier. A première vue, c'est même plutôt mignon avec ces 5 branches (non pas de commentaires libidineux sur cette image, merci) Et bien GRAVE ERREUR ! Mais heureusement, moi le Cousteau de l'amour des fonds marins, je suis là pour vous enquérir de la menace qui vous guette !

La première fois que je suis tombé sur une étoile de mer, j'avoue que j'ai été vaguement surpris, mais sans pour autant en faire tout un drame. J'étais naïf, j'étais jeune, et pour moi tout n'était que coquillages et crustacées sur les rivages romantiques de la passion. Au début, tout se passait bien. Peau contre peau, les câlins frôlaient la perfection me plongeant dans une demi-torpeur délicieusement grisante. Mais quand j'entrepris de... hum... je me rend compte soudain que je ne vous ai encore jamais directement de ma vie sexuelle. Je devrais sans doute utiliser quelques métaphores. Et puis en plus, des fois que mon papa passerait par là (il m'a déjà trouvé sur facebook, alors pour peu qu'il se mette à google, il pourrait bien tomber ici ! Papa, ferme tout de suite cette fenêtre de navigateur !)

Je lui proposais donc que mon poisson clown viennent loger dans son anémone (merci Némo) ! Après avoir tâté le terrain, tout ceci paraîssait habitable, aussi ne tardais-je pas à donner mes premiers coups de nageoires pour me faufiler au travers des... des... mais comment on les appelles ces espèces de franges d'anémones ? Bon bref, je me faufilais, et une chose se produisit... Ou plutôt une chose ne se produisit pas. Silence complet, pas un geste, pas même un tout soupir/râle de plaisir pour masser ma confiance de petit poisson viril. Une étoile était née.

Pris au piège de l'anémone qui était en fait une étoile de mer (vous suivez ?), je ne pouvais me résoudre à battre en retraite sans me battre. Je faisais donc frétiller mon aileron afin d'éveiller une quelconque réaction. Sans succès. Et au bout de 5-10 minutes, mon excitation était pareille à celle d'un bigorneau dans une casserole d'eau bouillante. J'étais vaincu, je me résignais, et j'eu droit à un "C'est pas grave !" qui oscillait entre le foutage de gueule et la pépite dans la tronche de mon surmoi masculin susceptible.

Filles comme garçons, nous ne sommes pas épargné de tomber sur une étoile de mer de cet acabit. Même si j'aurais tendance à penser que l'étoile de mer femelle aurait plus de facilité voire tout simplement la décence de simuler une quelconque activité cérébrale.

On s'imagine qu'une étoile de mer, c'est juste quelqu'un qui s'allonge et attend que ça se passe. Et bien que nenni ! Car pour vous, j'ai pêcher dans l'épuisette de mes illusions une espèce rarissime : "L'étoile active"

Après une petite discussion qui vira vite à l'engueulade, nous décidâmes de changer de stratégie : sa tortue de mer prendrait le chemin de mon courant Est Autralien (CEA).

Je me cramponnais au draps comme on se cramponne à la barrière d'un siège d'un manège à sensation. J'étais préparé à tout. Il plongea sur moi et... et... et il se figea. Mais alors c'était très bizarre. Il ne trempait qu'un bout de sa carapace, le courant chaud s'offrait à lui pour l'emmener sur les rivages du plaisir (oui, bon, ok j'exagère un peu, mais j'ai bien le droit de me faire mousser !). Il demeurait statique. A un moment, j'ai même eu le réflexe de me relever pour m'assurer que j'avais pas appuyé sur pause malencontreusement sur la télécommande.

Bon, je me suis dit qu'il avait peut-être besoin d'encouragements. Aussi usais-je un peu de mon sonar pour lui faire comprendre qu'il était sur la bonne voie. Mais non, il ne bougea pas. Au bout de 5 minutes d'inactivité, j'ai demandé si je pouvais prendre un magazine pendant qu'il se décidait.

Bon, on va pas se mentir, on est tous des étoiles de mer potentielles. Aussi, j'aimerai que cette histoire tragicomique soit porteuses d'une morale : ne soyons pas flemmard(e)s au lit, ne boudons pas notre plaisir ! Amusons-nous !

Je dis ça, parce qu'après avoir été largué par le jeune homme en question (oui, oui, le comble, c'est que c'est lui qui m'a largué !), je suis tombé sur une deuxième étoile de mer (version classique cette fois), qui n'a pas eu à faire grand chose pour réduire en lambeaux les derniers restes de ma libido. Suite à ces deux rencontres s'est ensuivi 8 mois d'abstinence et une vingtaine de martinis pour retrouver un semblant de confiance sexuelle.

Note à moi-même :
Ne plus jamais écrire à propos de sexe en regardant némo ! Plus jamais je ne pourrais regarder ce film avec mes petits yeux innocents (et vous non plus d'ailleurs)

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Le syndrôme de la boîte de Pépitos

25 mai 2011
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J'aime bien de temps en temps échafauder des théories du comportement. Le syndrôme de la boîte de Pépitos est sans doute celui dont j'ai le plus râbaché les oreilles de mes amis. D'ailleurs j'en discutais encore l'autre nuit avec deux drags queen montées sur échasses lors d'une soirée trop arrosée (non, ne cherchez pas le rapport, à comprendre ou à savoir, c'est peine perdue).

Il y a quelques années, je suis sorti avec un beau gosse, mais pas n'importe lequel : THE beau gosse. Celui qui vous electrise par sa plastique parfaite. Même sa clavicule gauche me procurait un petit fourmillement (et pourtant, vous savez, moi les clavicules habituellement...) Bref un idéal qui vous fait reléguer les pin-up de magazines pour des quasimodos à franges. Et le meilleur, c'est que ce beau gosse, il était pour moi grâce à l'usage de mes charmes et de mon humour (ne dit-on pas homme qui rit, homme à moitié dans mon vous-connaissez-la-suite).

Mais alors que j'en étais déjà à chercher les prénoms de nos futurs enfants adoptés d'une vétuste tribu masaï sans le sou, j'étais loin de me douter qu'une terrible et lourde menace planait au dessus de notre couple !

-- Note d'information : Bon en principe, si j'avais pu décrocher un bon budget effet spéciaux, il y aurait à ce moment là dans l'article une musique orchestrale grave et inquiétante qui s’élèverait sur un plan en contre-plongée de moi sous un ciel orageux. Le budget ne m'ayant pas été accordé, je vous pris, cher lecteur, de devoir compenser par votre imagination. --

Cela commença subtilement. Nous étions au restaurant pour notre second rencard, il me dévorait des yeux, buvant le lait de mes paroles avec attention comme au premier jour (qui s'avérait être la veille ndla). Et lui demeurait mystérieux, évasif, un indéfectible sourire tatoué sur ses lèvres, une véritable publicité vivante pour du dentifrice blanchissant. Autant d'attention, cela me changeait de mes précédentes relations.
Au troisième rencard à la maison, il me dévorait des yeux, buvant le lait de mes paroles avec attention comme... heu minute... c'est marrant, j'ai un air de déjà-vu... La prise de parole n'était visiblement pas son fort, et bien que cela m'ennuyait un peu de devoir être celui qui parle, je me disais qu'il avait d'autres qualités. Et puis, en même temps, il était si beau !

Mais il faut bien avouer qu'entretenir une relation très peu bavard, ça limite les possibilités. Et comme il ne prenait pas beaucoup d'initiatives, je me disais qu'il allait au moins se rattraper dans la chambre... GROSSIERE ERREUR ! Une catastrophe au lit ! C'était un peu mon Fi... Fuki.. Fikushi... ma centrale japonaise post séisme, mais en moins drôle ! Je ne rentrerai pas dans les détails, car cela fera l'objet d'un article ultérieur intitulé provisoirement "Le mystère des étoiles de mer, éternel énigme irrésolu de notre siècle".... Mais en même temps,... il était si beau !

Je sortais avec une potiche ! Tel était l'atroce vérité ! J'étais comme ces hommes dans ce reportage vu sur une chaîne de la TNT qui investissaient dans des poupées gonflables et qui finissaient par établir une relation émotionnelle avec ladite poupée comme si c'était une véritable personne. A la différence que moi, niveau sexe, j'avais de quoi renvoyer le produit au fabricant avec une demande de remboursement immédiate sous peine de poursuite pour fraude. Enfer et Damnation ! Cruelle destinée qu'était la mienne ! Pourtant, il était si beau !

Je suis gourmand. J'ai une addiction prononcée pour le chocolat, les sucreries. C'est ma drogue, au point où j'ai parfois des états de manque et où je me mets à rôder autour du placard à gâteau comme un fauve. Imaginez. Il est 16h, une envie folle, tonitruante, de chocolat. Vous ouvrez le placard, et apercevez une boîte de pépitos. Bonheur. Vous vous ruez sur ladite boîte, et oh surprise, elle est vide ! Dépité, vous reposez le paquet avant de le reprendre machinalement en main, vérifiant une seconde fois le vide, cherchant du bout du nez les ultimes effluves chocolatées qui pourraient encore imprégné le carton. Pour finalement faire le deuil de ce plaisir avorté, et enfin jeté le paquet à la poubelle.
Ce petit délai avant la corbeille s'applique également aux relations qui ne fonctionnent pas.

Il m'a fallut un mois pour me résoudre à mettre fin à cette relation sans avenir, bien qu'il soit si b... hum, désolé, je me reprends... Je lui fixais donc un rendez-vous pour pouvoir lui dire en face que c'était terminé, et essayer de tourner de façon à ce que ça sonne comme une rupture mutuelle d'un commun accord (oui, j'ai un coeur). Le truc, c'est que la veille de ce rendez-vous, il prit l'unique initiative de notre relation, à savoir m'envoyer un mail de 5 lignes pour me dire qu'il me plaquait pour retourner avec son ex... le comble... -- no comment --

C'est ainsi que je découvris le syndrôme de la boîte de Pépitos.

Symptôme de la boît...heu du sujet initiateur : une absence absolu d'intérêt cérébral, sexuel et... ben en fait une absence d'intérêt tout court sauf esthétiques.

Symptômes du patient victime de ce syndrôme : Salive abondante et rire nerveux voire débiles en première phase, puis état de manque, frustration, crises de larmes, écoute en boucle de "J'y crois encore" de Lara Fabian, avant élimination naturelle du sujet initiateur. Dans les cas les plus extrêmes, risque de pratique de chirurgie cérébrale sur le sujet initiateur pour s'assurer d'une quelconque activité encéphalique. Vaccination naturelle contre les individus physiquement attrayants, et addiction renforcée au concept de beauté intérieure.

Sur ce, je vous souhaite une bonne journée. Moi, je vais aller m'enfiler une boîte de pépitos... nan mais ne me lisez pas comme ça, je parle d'une VRAIE boîte, des vraies biscuits !!!

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Prenez un chewing-gum Emile !

26 avril 2011
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Jugement dernier

3 avril 2011
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C'est le printemps. Le moment de quitter doucement le pelage d'hiver pour un plumage plus léger. Et pour tous les fans de mode, c'est le parfait prétexte pour aller braquer les magasins et assassiner sa carte bleue. On échange l'armada multi-couche pour un pantalon qui vous flatte le derrière et un petit haut qui... hein ? quoi ? ah vous vous en foutez ? Vous vous demandez quel est le rapport avec le thème du blog ? ... -- soupir -- J'y venais, mais vous pouviez tout de même me laisser terminer mon intro (moi qui voulais vous parler de ce nouvel ensemble qui me fait un cul de renommé internationale, je suis déçu).

Bon, vous le savez, les premières impressions sont très importantes lorsque l'on rencontre quelqu'un. On va être juger sur notre apparence, notre look, notre attitude, puis nos sujets de conversations, ce que l'on choisi de montrer en premier lieu.
Et quand c'est un spécialiste du look qui porte un jugement sur vous, on peut dire que c'est anthologique. Nous appellerons cet expert Monsieur H&M. Je ne préciserai pas l'enseigne pour laquelle il travaillait, mais je suis sûr qu'avec vos capacités de déduction extraordinaires (toujours flatté son lectorat, important) vous aurez trouvé cet informations. Si ça n'est pas le cas, j'ai certainement dû vous perdre à "anthologique" en début de paragraphe.

Monsieur H&M, c'est une leçon de la vie sur le savoir-être en société, sur l'élégance, la finesse, la gestion de la première impression. Oui, tout ça... mais à l'inverse. Lisez attentivement tout ce qu'il ne faut pas faire lors d'une première rencontre.

Nous discutions depuis quelques temps sur le net, et avions découvert que nous habitions à deux rues l'un de l'autre. Il fut alors convenu que nous nous retrouverions juste à sa sortie du boulot, en bas de chez moi. Comme à mon habitude, j'avais pris soin de faire attention à ma tenue, décontracté sans être négligé. Monsieur H&M apparut donc au coin de la rue, la démarche assurée, le sac à main de marque bien en vu, le sourire colgate armé et... et... et une étrange couleur de peau.
Leçon : les auto bronzants, ça ne fait définitivement pas naturel !

Bref, la carotte humaine et moi avions prévu un restaurant, et en attendant qu'une table se libère, on nous installa au bar. Autour d'un verre, les premières questions timides s'amorcent. Certes, nous n'en étions pas à débattre théologie et autre thème flattant l'intellect, mais une chose chez lui me frappa. Alors que je le fixais dans les yeux alors que je le parlais, lui balayait l'ensemble du restaurant du regard. Pour vous faire une idée, son champ de vision devait être de 310°, les 70 degrés restants et ignorés étant ceux dans lesquels je me trouvais. Niveau première impression, ça s'engageait mal, mais je pris sur moi de ne pas le lui faire remarquer.
Leçon : Eviter de donner l'impression à votre interlocuteur qu'il doit porter un gyrophare pour capter votre attention !

Un quart d'heure plus tard, on nous installa dans deux fauteuils moelleux l'un en face de l'autre, et le repas s'engagea. A mesure que le temps passait, je découvris un garçon finalement assez intéressant. Il parla Rock, des groupes qu'il aimait, étaya ma culture musicale de quelques anecdotes. L'entrée en matière douteuse des minutes précédentes semblait s'estomper peu à peu. A mon tour, j'abordais les artistes que j'aimais avec passion. C'est alors qu'il se mit à éclater de rire, apparemment sans raison puisque ce que je venais de dire n'avait absolument rien de comique. Incrédule, je lui demandai ce qui l'amusait tant. Il répondit :
- Ah mais t'as pas entendu ce qu'il a dit le mec à côté ? C'était trop drôle !!
Moi, interdit :
- Heu,... Ben... non, à vrai dire, je m'écoutais parler à ce moment là, c'est idiot hein !
Leçon : Eviter de donner l'impression à votre interlocuteur qu'il doit porter un GROS gyrophare pour capter votre attention !

Et dans la foulée de son manque de savoir-vivre, il passa au niveau supérieur également dans les sujets de conversations. C'est là notamment que j'appris qu'il avait un fils en Espagne né d'une nuit trop arrosée avec une ex-amie et qu'il allait en demander la garde l'année prochaine. Pour un premier rendez-vous, c'était un peu beaucoup d'informations là. Et finalement j'avais de moins en moins envie d'un dessert, juste pour écourter au plus tôt cette rencontre.
Leçon : Serveur, l'addition... vite !

Sur le chemin du retour, j'eus droit à une analyse minutieuse de son look par lui-même : "alors tu vois, ce bracelet marron est raccord avec mes chaussures, celui-ci noir, est raccord avec ma ceinture, et... oh dis donc, j'avais pas fais gaffe, mais c'est raccord aussi avec mon boxer qui dépasse, je suis trop fort, hi hi hi". Ses glapissements devenaient sérieusement pompeux, et pourtant j'adore écouté des émissions de relooking (j'adore apprendre de nouvelles expressions avec Cristina Cordula), et je n'écoutais plus d'une oreille. C'est peut-être aussi ma perte d'attention qui a fait que je n'ai pas su lui répondre quoique ce soit quand il s'est tourné vers moi et qu'il m'a balancé un "Bon par contre, toi faut que tu fasses des efforts, parce que t'es vraiment habillé comme un sac !"

Victoire par KO de la carotte humaine. Se prendre un cours de look par un vendeur de H&M, ça n'a pas de prix. Pour tout le reste il y a eurocard mastercard.

Pour l'épilogue, sachez que lorsque je lui ai fais remarquer que pendant toute la soirée il avait fait preuve d'une goujaterie ahurissante, il a réussit à s'énerver, à me faire tout un flan et à dire que c'était moi qui manquait de savoir-vivre...
Leçon : Prendre d'urgence un rendez-vous avec un bon thérapeute !

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Tentation

23 février 2011
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La psychose du rencard parfait

16 février 2011
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Il y a 3 semaines, je prenais quelques verres de vin avec un garçon que je rencontrais tout juste. Le courant passait. Il était plutôt mignon. Une voix grave très sexy. Un job plein d'ambition qui promettait une situation financière plus que correcte (oh comme si ça ne comptait pas dans la balance !). Et en plus des choses intéressantes à dire. Le courant passait tellement bien que l'on s'est improvisé une séance de cinéma à 22h (bon ok, on est allé voir un film pas terrible, mais bon, c'était bien quand même), avant qu'il ne me raccompagne en tout bien tout honneur. Un rencard sans fausses notes, avec celui que nous nommerons Monsieur Parfait 2.0.

Jusque là, tout va bien. Mais après 48h sans nouvelles de lui s'est alors réveillé la terrible névrose qui me tenaille depuis un an : la psychose du rencard parfait (psychosis perfecta tentativus reproductum pour ceux et celles qui souhaiteraient connaître le terme exact). Le principe : dès qu'une rencontre se passe bien, imaginer forcément qu'en fait ça s'est mal passé et que l'on ne s'est absolument rendu compte de rien !

-- Histoire d'un traumatisme --

C'était il y a un an. Ma rencontre avec Monsieur Parfait 1.0.

Après quelques messages prometteurs lancés sur le Net, nous avions décidé de prendre un verre ensemble. Direction un petit bar tranquille dans la froideur d'une soirée de Décembre. Je découvre alors un jeune homme un peu plus grand que moi, habillé avec soin, plutôt beau gosse mais pas trop (oui je préfère quand je suis le plus beau, question de principe). Nous discutons une bonne heure en balayant tout une série de sujet qui me laisse entrevoir une personnalité forte, un caractère un brin impulsif et fonceur, ambitieux mais avec une légère timidité sur le plan amoureux. Bref tout ce qui me fait craquer chez un garçon.
Il me raccompagne chez moi, une simple bise de ma part sur la joue et la promesse de se revoir très vite. Jusque là, tout se passait bien et sans précipitation.

Les fêtes de fin d'années nous empêchent de nous revoir de suite, mais cela ne nous empêche pas de nous envoyer des dizaines des SMS par jour. Un gars qui après une rencontre continue d'être aussi communiquant, c'est plutôt bon signe. D'autant qu'il se veut flatteur à mon égard, me caresse dans le sens du poil en glissant quelques compliments dans un français correct (et ça, c'est quand même super classe à notre époque).

Tout ceci nous mène à la soirée dans la nuit du 2 au 3 janvier, date à laquelle il m'invita à me joindre à lui. Première étape, un petit bar lesbien où il connaît la plupart du staff. A peine ai-je enlevé mon pull qu'il me lance un "Ah, tu es comme ça de corps !... tout à fait mon genre !". Bon là on est d'accord hein, il m'envoie quand même un signal, je suis pas cinglé hein ? La soirée se poursuit, il m'offre des coups à boire, me lance des regards langoureux et finit par me proposer de rejoindre ses amis dans une boîte à deux pas. La soirée frôlait la perfection, et moi je frôlais sa main avec un petite frisson qui m'aurait fait glousser de plaisir si je n'étais pas quelqu'un sachant faire preuve de retenue.

Il me présente ses amis, je discute avec eux. Ils me demandent si je suis intéressé par Monsieur Parfait 1.0., m'encouragent, me trouve très bien (bon ça n'est pas significatif vu que tout le monde m'adore avec quelques verres dans le cornet). Mais le terrain est quand même favorable à ce que la nuit finisse bien. Je ne sais plus si c'est sur Shakira ou Ricky Martin qu'il s'est rapproché de moi et que nous avons commencé à danser ensemble. La piste était baignée d'une douce et sensuelle lumière rouge. Il me fixa. Puis doucement m'embrassa. Intérieurement, une rangée de trois 7 s'alignait dans ma tête criant Jackpot !
Quelques minutes plus tard, il m'attira en me prenant par la main dans un endroit de la boîte un peu plus calme. J'avais le feu au joue, je touchais à peine le sol. Je pris place sur un tabouret de bar tandis qu'il se dressait face à moi avec une craquante expression gênée.
- Je suis désolé de t'avoir embrassé, s'excusa-t-il tout penaud.

Sa maladresse le rendait encore plus touchant. Le garçon sûr de lui s'esquivait pour laisser découvrir un sentimental devant mes yeux. C'était absolument adorable, et je préparais déjà mes répliques pour le rassurer :
- Mais non, ça n'est pas grave, tout va bien, assurais-je.
- Je n'aurais pas dû t'embrasser, parce qu'entre toi et moi, ça ne va pas le faire !
- Mais non, je trouve ça très migno...hein !??

Vous vous souvenez, dans Chapeau melon et bottes de cuir, Emma Peel interprétée par l'excellente Diana Rigg donnait de bons petits coups du revers de la main dans la nuque de ces adversaires ? Cela avait pour effet de les abattre au sol sans qu'ils ne demandent leur reste. Et bien c'est ce que j'ai ressenti à ces mots, un coup d'Emma Peel dans la nuque qui m'a laissé sur le carreau.

Bref, après coup, il me demande avec son air gêné plus aussi craquant qu'il y a 15 secondes :
"Tu veux rester malgré tout ?"
Moi à l'intérieur :
"Nan mais tu plaisantes là, tu m'as pourri mon groove, le groove de Quentin quoi ! Je viens de me prendre l'équivalent émotionnel du Lyon-Paris en vitesse de pointe dans la tronche et tu crois que je vais en redemander ?! "
Moi à l'extérieur, en essayant de ravaler mon coeur au bord de la désintégration :
" Heu... Ben... Non, là tu vois, je crois que je vais rentrer, j'ai envie de me reposer"
Lui :
"Tu es sûr" (Non mais il est con ou quoi ?)

C'est avec le peu de dignité qu'il me restait ce soir-là que je fis ma sortie, patientant d'être à deux rues du drame sentimental pour m'effondrer en larmes façon Jennifer recevant un NRJ Music Awards (Ben ouais, la pauvre, c'est horrible de recevoir ce genre de "récompense").

-- fin de l'histoire d'un traumatisme --

Un an plus tard, je me suis donc retrouvé à couver mon téléphone dans l'attente de l'appel de Monsieur Parfait 2.0. J'ai également retraversé une période de quelques jours, au grand dam de mes amis qui ont dû me supporter, de "mais pourquoi il ne m'aime pas ? je l'appelle ? non c'est lui qui doit appeller ? j'ai tout foiré ? je suis une cruche ? non je suis génial, c'est lui qui est un abruti ? qu'est-ce qu'on mange ce soir ? hiii un sms ? putain c'est juste Barabara !".
Aujourd'hui, après avoir sombré dans l'alcool et les plats tout préparés de chez Carrefour (oui, je sais, c'est terrible comme déchéance), j'ai retrouvé un semblant d'équilibre mental (merci la psy à 40€ de l'heure). Et je me permets de pousser un coup de gueule à tous ces mecs parfaits, il doit bien y en avoir parmi vous : pitié, quand vous ne voulez pas nous revoir, dites-le nous franchement et sans chichis ! Ayez des c***** quoi ! (oui, je censure, les gros mots, c'est pas beau).

Sur ce, je m'en vais descendre les derniers emballages de plats tout préparés à la poubelle verte, et je vous souhaite une bonne journée ! ;)

Q

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Hello

10 janvier 2011
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L'amour.

Il y a tant à dire. Tant à penser sur le sujet. Je ne suis pas le premier à le faire, certainement pas le dernier. Mais ça me démangeait d'écrire dessus. Je me voyais déjà, penché sur mon ordinateur portable, l'air inspiré, chaussant ma paire de lunettes et délivrant moult jeux de mots aussi férocement drôles que profondément captivants... C'est marrant comme il est beaucoup plus facile de rêver une situation que de la vivre. Bref, l'infos à retenir, c'est que je suis un rêveur. Un rêveur qui a envie de parler d'amour. Mais pas que.

Parce que s'il y a bien une chose pour laquelle j'ai une guigne d'enfer, c'est bien l'amour. Des rencards farfelus et catastrophiques, j'en ai à la pelle, sans pour autant en avoir rouler... des pelles... Oui bon je vous l'accorde, ce jeu de mots auraient mérité de rester dans les limbes. Mais voilà, ce jeu de mots est à l'image de ma vie amoureuse. Il m'est arrivé tellement d'histoires plus navrantes les unes que les autres que ça en est devenu comique. Alors, en attendant d'adapter cette vie-là sous le format d'une sitcom comique à succès sur une grande chaîne et dont mon propre rôle sera distribué à un charmant acteur dont l'avenir professionnelle sera assuré par ce rôle d'anthologie, et bien je vais écrire. Et peut-être même dessiner.

Mon but, essayer de faire sourire, peut-être même rire, avec mes histoires et réflexions rocambolesques qui ont déjà fait le bonheur de mes amis.

L'amour.

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